Les sorties de films - Novembre 2020

Novembre 2020

La Sacem accompagne tout au long de l’année les compositeurs de musique de films.

La musique et l’image : deux arts indissociables

Parce qu’une œuvre audiovisuelle se regarde autant qu’elle s’écoute, la musique tient une place essentielle au cœur du processus de création. La bande originale participe pleinement à l’identité d’une œuvre audiovisuelle. Les auteurs et compositeurs de musique, jouent un rôle majeur dans la création de cette œuvre.

La Sacem valorise la musique à l’image et les compositeurs de musique de films en soutenant la création de musique originale sur différents formats (les long-métrages, les fictions TV, les court-métrages et documentaires), aux œuvres audiovisuelles musicales (long-métrage et documentaire), captations de spectacles vivants, les ciné-concerts, les émissions musicales, les festivals et les manifestations audiovisuelles, etc.

Pour en savoir plus

> Découvrez les sorties en salle des films ayant bénéficié d'un soutien de la Sacem via ses programmes d'aide...

 

A la suite des nouvelles restrictions sanitaires annoncées par le gouvernement et à la mise en place du confinement, les salles de cinémas sont désormais fermées.

Voici les films dont la sortie était prévue en novembre ; ils ont tous reçus le soutien du programme Aide à la Création de la Sacem :

La Nuée

 

La Nuée de Just Philippot (The Jokers / Capricci) - Soutenu dans le cadre du programme Aide à la Création de Musique Originale (Long métrage de fiction) / musique composée par Vincent Cahay

Difficile pour Virginie de concilier sa vie d’agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour sauver sa ferme de la faillite, elle se lance à corps perdu dans le business des sauterelles comestibles. Mais peu à peu, ses enfants ne la reconnaissent plus : Virginie semble développer un étrange lien obsessionnel avec ses sauterelles...

- Sortie repoussée au 20 janvier 2021

 

FOCUS SUR LE COMPOSITEUR, Vincent Cahay

Après des études au conservatoire de Liège en art dramatique, le compositeur belge Vincent Cahay joue dans différentes productions théâtrales. A partir des années 2000, parallèlement au théâtre, il compose des musiques pour la scène et pour le cinéma. En 2015, il crée la musique du spectacle « Going home » de Vincent Hennebicq en collaboration avec François Sauveur, et en 2016 la musique du spectacle « Tristesses » d’Anne -Cécile Vandalem, avec Pierre Kissling. En 2019 il signe la musique du film « Adoration » de Fabrice du Welz qu’il retrouve après « Calvaire » et « Alleluia », ainsi que le dernier film de Frederic Fonteyne « Filles de joie ».

 

Gagarine 

 
 

Gagarine de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh (Haut et Cour) - Soutenu dans le cadre du programme Aide à la Création de Musique Originale (Long métrage de fiction) / musique de Evgueni & Sacha Galperine

Difficile pour Virginie de concilier sa vie d’agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour sauver sa ferme de la faillite, elle se lance à corps perdu dans le business des sauterelles comestibles. Mais peu à peu, ses enfants ne la reconnaissent plus : Virginie semble développer un étrange lien obsessionnel avec ses sauterelles...

- Sortie repoussée au 20 janvier 2021

 

FOCUS SUR LES COMPOSITEURS, Evgueni & Sacha Galperine

©Agence gloria

Du cinéma populaire au cinéma d’auteur, Evgueni et Sacha déploient un style percutant, au service de l’image et de l’histoire, tout en laissant transparaître un goût prononcé pour l’expérimentation musicale, la recherche de sons organiques et novateurs. S’inscrivant dans un courant minimaliste, entre Arvo Pärt et Trent Reznor, la musique des deux frères se caractérise par un certain dépouillement, une quête obsédante de l’accord juste et incisif.

Si certaines compositions reflètent, par le choix de l’instrumentation et de la rythmique, leurs racines slaves (La famille Bélier, Malavita ou Nine Lives), d’autres s’en détachent pour s’alimenter de façon autonome. Le surprenant Farewell de The Hunger Games, l’épuré Requiem for a soul de La Résistance de l’air ou l’ambiance éreintante d’un Baron Noir annoncent un virage plus radical.

À ce jeu, « Faute d’Amour » d’Andrey Zvyagintsev (Leviathan) représente une pièce majeure dans ces 15 années de carrière et définit très justement la patte audacieuse et novatrice des frères Galperine. Il suffit d’écouter 11 cycles of E, morceau bâti sur une seule note, un seul rythme et un seul accord pour se convaincre de l’ingéniosité du duo et de sa capacité d’apporter au film un vrai complément d’histoire.

Outre le cinéma européen, Evgueni et Sacha s’invitent chez des réalisateurs aussi confirmés que Barry Levinson (Good Morning Vietnam, Rain Man), Barry Sonnenfeld (La Famille Adams, Men in Black) ou Asghar Farhadi (La Séparation, Le Passé).Des univers aux antipodes, preuve d’un éclectisme et d’une exigence définissant finalement bien le tandem, prêt à rabattre les cartes de son jeu pour embrasser de nouvelles perspectives. »

2019 est une année importante pour Evgueni et Sacha à commencer par une premiere collaboration avec François Ozon sur le trés important « Grace à Dieu » (Ours d’Argent à Berlin) et sur le « Radioactive » de Marjane Satrapi.
Deux de leurs films sont nommés aux OSCARS 2020 dans la catégorie « International Feature Film » : « BEANPOLE » de Kantemir Balagov (Director Prize @ Cannes 2019) et « CORPUS CHRISTI » de Jan Komasa (record d’entrée en Pologne, avec 1,5 millions de spectacteurs) !

Ils travaillent actuellement sur la série HBO « THE UNDOING« , de Susane Bier (recordwoman du box-office Neflix avec « BirdBox »).. et sur de nombreux projets français et étrangers dont « GAGARINE » et « UN MEDECIN DE NUIT », tous les deux en sélection officielle du Festival de Cannes 2020

Rouge

 
 

Rouge de Farid Bentoumi (Ad Vitam) - Soutenu dans le cadre du programme Aide à la création de musique originale / musique de Pierre Desprats

Nour vient d’être embauchée comme infirmière dans l’usine chimique où travaille son père, délégué syndical et pivot de l’entreprise depuis toujours.
Alors que l’usine est en plein contrôle sanitaire, une journaliste mène l’enquête sur la gestion des déchets. Les deux jeunes femmes vont peu à peu découvrir que cette usine, pilier de l’économie locale, cache bien des secrets. Entre mensonges sur les rejets polluants, dossiers médicaux trafiqués ou accidents dissimulés, Nour va devoir choisir : se taire ou trahir son père pour faire éclater la vérité.

FOCUS SUR LE COMPOSITEUR, Pierre Desprats

 

©Troisième auteur

Une insatiable curiosité anime Pierre Desprats, artisan musical naviguant depuis quelques années, entre projets live, courts métrages et premiers longs. Un parcours façonné au gré des études et des rencontres : Cinésup à Nantes, un passage au Groupe de recherche et d’improvisation musicale (GRIM) de Jean-Marc Montera et finalement, l’entrée à Louis Lumière pour se former aux métiers du son. « Mon chemin s'est tracé naturellement, je n’ai jamais voulu qu’on m’apprenne à faire de la musique, j’ai d'abord voulu la comprendre par moi-même. » Apprivoiser l’instrument, découvrir son fonctionnement, sa fabrication et aborder donc la musique comme un artisan.

Une approche qui transpire évidemment dans son travail, qu’il laisse, malléable, à disposition du réalisateur Bertrand Mandico dans “Les Garçons Sauvages”. Coupée, déplacée, malmenée, la composition se contorsionne pour répondre au montage éparse et désarticulé du film, au grand plaisir de Pierre, challengé dans son ouvrage. La réactivité est d’ailleurs une des grandes forces de ce compositeur atypique, multi-instrumentiste, chanteur aussi, qui peut répondre dans l’instant, maquetter et enregistrer dans son studio, agrégeant ses talents de créateur à un solide bagage technique. « J’imagine que c’est aussi ce qui m’intéresse dans l’étude du son, aller jusqu’au bout d’une idée et pouvoir la présenter. » Organique, presque physique, sa musique insuffle une énergie quasi palpable.

Pas à pas, passant sans heurt du cinéma au théâtre, le compositeur élargit son horizon, explorant de nouvelles frontières. Pour Philippe Quesne, il imagine une atmosphère onirique et mélancolique dans un projet unique, aux abords du grand rocher du Parc zoologique de Paris, lors de la dernière Nuit Blanche, avant de composer les parties de “Piano de Crash Park, la vie d'une île”, sa dernière création.

Jamais aussi libre que dans l’expérimentation et la contrainte, Pierre Desprats s’inscrit déjà dans une certaine école, celle qui ne prend du plaisir qu’en défrichant les terres vierges, bougeant sans cesse les lignes et les évidences.

 

 

Publié le 10 novembre 2020