Gaspard Proust - Grand Prix de l'humour

Le 5 décembre 2016

Entre humour noir et rire jaune, un trublion slovéno-suisse est devenu l’une des gloires montantes de notre comique national. Politiquement incorrect, mais sacrément jubilatoire.

Gaspard Proust
© JF. Robert

Il rêvait d’être chef d’orchestre, histoire de se tenir dos au public. Mais, Gaspard Proust n’en est pas à un paradoxe près. Né Gašper Pust en Slovénie (s’il a simplifié son nom c’est moins par hommage à l’écrivain que pour qu’on le prononce correctement), il apprend le français en Algérie, poursuit ses études dans le sud de la France avant de passer le concours d’HEC Lausanne et de devenir gestionnaire de fortunes en Suisse. Métier qu’il abandonnera pour faire de l’alpinisme dans les Alpes, ce qui ne l’empêchera pas de se consacrer à l’écriture de sketches. Faut suivre.

Depuis, notre Gaspard a imposé sa silhouette lunaire, son personnage de chroniqueur féroce et désabusé et son humour au vitriol qui n’épargne rien ni personne. Un humour à la fausse méchanceté mêlée de tendresse désenchantée, dont la qualité d’écriture peut rappeler celle d’un certain Desproges.

Gaspard Proust a enchaîné les représentations et collectionné les prix, tourné dans quelques films, collaboré à un magazine de presse écrite et participé à plusieurs émissions de radio et de télé, notamment aux côtés de Thierry Ardisson. Aujourd’hui,
son deuxième seul en scène joue à guichet fermé à Paris depuis septembre 2016.

On peut décidément rire de tout, surtout quand on est Gaspard Proust.

La cérémonie de remise des prix, présentée par Helena Noguerra, s'est déroulée lundi 5 décembre aux Folies Bergère.

 

Voir aussi

> Tous les lauréats 2016
> Le best-of de la cérémonie en vidéo

Publié le 14 novembre 2016